La navigation par caméra et IA est la technologie la plus récente du marché. Elle supprime toute infrastructure : ni câble, ni balise GPS, ni station RTK. Le robot pose, apprend, tond. Voici l'état du marché en 2026.
Une ou plusieurs caméras embarquées filment en continu l'environnement du robot. Un algorithme d'IA analyse les images pour identifier les limites du jardin (haies, allées, massifs, bâtiments), construire une carte et naviguer sans sortir de zone.
Cette technologie doit aussi détecter les obstacles — enfants, animaux, jouets — et adapter le comportement du robot en conséquence. C'est le double défi de la vision : délimiter la zone ET éviter ce qu'il ne faut pas toucher.
La vision est la technologie la plus prometteuse du secteur — et aussi celle qui comporte encore le plus de cas limites. Par temps très sombre, sous couvert dense ou en cas de forte pluie, les performances des caméras se dégradent. Un jardin sans limites naturelles claires (pelouse qui rejoint directement une rue ou un voisin sans haie ni allée) est difficile à apprendre pour un robot vision.
Les 2 à 3 premiers passages d'apprentissage sont critiques. Si le robot traverse une zone qu'il ne devrait pas, il l'intègre à sa carte. Il est recommandé d'être présent lors de ces premiers passages pour corriger immédiatement tout écart de trajectoire avant que la carte ne soit consolidée.
En 2026, la réponse honnête est : oui pour les jardins classiques avec des limites franches. Pour les jardins atypiques (open space, transitions floues avec la voirie, obscurité forte), un GPS+LiDAR ou un RTK sera plus robuste. La vision est excellente — pas encore universelle.
Voir aussi : navigation RTK pour la précision maximale et tout sur la marque WORX.